Les difficultés avec Gibraltar (par Abd al Malik) pour les Néo-Zélandais

mars 21, 2010

Voici ma réponse au question « Expliquer pourquoi les gens de votre pays vont trouver difficile d’apprécier l’une des deux chansons [Dis-lui oui par Bénabar et Gibraltar par Abd al Malik] étudiées en cours. »

La chanson Gibraltar est riche en thèmes, mais ils sont présentés par des métaphores culturelles qui ne sont pas familières aux Néo-Zélandais. De plus, une bonne compréhension de la chanson nécessite une connaissance de la géographie eurafricaine et la situation culturelle qui est réalisée par l’endroit dont la chanson tire son titre. Ces aspects rendent difficiles l’appréciation de la chanson par des Néo-Zélandais.

À cause du détroit le Rocher de Gibraltar a été un bastion important du monde pendant des siècles, mais aujourd’hui le détroit de Gibraltar n’est qu’une barrière faible entre les deux continents. La religion principale du Maroc est l’islamisme, mais celui de Gibraltar est le catholicisme, donc les cultures européennes, africaines et arabes s’y mélangent. Cet mélange existe aussi en France, surtout dans les banlieues, où habitent beaucoup d’immigrants, et où il y a de nombreux problèmes sociaux comme l’alcoolisme et la violence. Les gens de la Nouvelle-Zélande reconnaissent ces difficultés, mais ils ne comprennent pas leur contexte. Ainsi, ils trouvent difficile de saisir l’intrigue fondamentale de la chanson, c’est-à-dire que le protagoniste était un « gangsta rappeur », mais qu’il a décidé de poursuivre une nouvelle vie en suivant ardemment les enseignements de Mahomet.

Dans la chanson il y a plusieurs allusions aux coutumes islamiques, nommément que « soudain il se fait derviche tourneur » et « enfin il hurle comme un fakir ». Cette section de la chanson raconte un changement soudain dans la vie du narrateur. Ces phrases suggèrent que ça soit une profonde transformation religieuse. C’est un tournant important dans la vie du jeune et dans le cours de la chanson. Il faut qu’on connaisse ces symboles afin d’apprécier leur signification, mais les Néo-Zélandais n’en ont pas typiquement de connaissance, donc c’est probable qu’ils glisseront sur ces lignes et donc ne comprendront pas entièrement le thème principal de la chanson.

La première difficulté posée aux Néo-Zélandais par cette chanson est l’emploi des métaphores eurafricaines, mais en étudiant le jargon et les lieus de la chanson il est encore possible de bien comprendre son message et ses subtilités.

Bienvenue

mars 21, 2010

Bienvenue à mon premier blog français !

J’apprends le français depuis sept ans. Maintenant, je l’étudie à l’Université de Canterbury en Nouvelle-Zélande. Dans le cours on doit écrire cinq compositions, donc d’abord je vais employer cet blog pour les publier.


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.